Jean-Jacques Birgé
et Bernard Vitet apportent d'emblée leur expérience de
la musique vivante puisant dans le free Jazz et la musique générative.
Les deux musiciens fournissent des sons et des jeux de combinaisons
et constructions musicales pour chaque instrument-danseur. En parallèle,
Véronique Caraux " modèle " les personnages,
à mi-chemin entre sculpture, animal ou objet ; pour exemple,
le compas est inspiré à la fois d'un danseur de tango,
dont il a la cambrure et la gestuelle, du corbeau dont il a les couleurs
et les sons, et du compas bien sur, dont il garde les caractéristiques
techniques pour l'animation. Ancré dans l'imaginaire, le Bal
présente pour autant une grande cohérence entre les formes
et leurs comportements.
La touche finale consiste à offrir le contrôle de ce monde
en perpétuelle invention aux amateurs en privilégiant
la sensibilité et l'intuition.
Le souhait des auteurs étant que chaque représentation
soit un événement.
En Mai dernier, "Le Bal"
a reçu le "Prix
de la Création Interactive 2002" de la SACD.